Auteurs

Magali-Wen St-Germain, Département de Biochimie, de Microbiologie et de Bio-informatique, Faculté des Sciences et de Génie, Université Laval
Valérie Létourneau, Centre de recherche de l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ), Université Laval
Marc Veillette, Centre de recherche de l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ), Université Laval
Perrine Cruaud, Chercheuse indépendante, Lourenties, France
Candice Lemaille, Département de Biochimie, de Microbiologie et de Bio-informatique, Faculté des Sciences et de Génie, Université Laval
Kim Robitaille, Département de Biochimie, de Microbiologie et de Bio-informatique, Faculté des Sciences et de Génie, Université Laval
Éloïse Denis, Faculté de médecine vétérinaire, Université de Montréal
Araceli Dalila Larios Martínez, Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA)
Sébastien Fournel, Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA); Département des sols et de génie agroalimentaire, Université Laval
Stéphane Godbout, Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA)
Geneviève Dion, Centre de recherche de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ), Université Laval
Andréanne Côté, Centre de recherche de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ), Université Laval
Laurianne Gratton, Département de biochimie, de microbiologie et de bio-informatique, Université Laval
Martine Boulianne, Faculté de médecine vétérinaire, Université de Montréal
Caroline Duchaine, Département de biochimie, de microbiologie et de bio-informatique, Université Laval; Centre de recherche de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ), Université Laval

Type de document

Rapports de recherche scientifique

Année de publication

2026

Langue

Français

Résumé

Les oeufs de poules en liberté et les oeufs provenant « d’élevage confort » sont maintenant des produits communs dans les marchés alimentaires du Québec. Cette nouvelle variété de produits est le résultat de l’évolution des pratiques afin de concilier le bien-être des poules pondeuses et les besoins de l’industrie. En effet, d’ici l’année 2036, les logements conventionnels pour poules pondeuses (logements grillagés pour des petits groupes de poules) seront graduellement remplacés par des logements alternatifs. Les logements alternatifs pour poules pondeuses regroupent les colonies enrichies et les logements sans cages (sur plancher ou en volière). Ils ont en commun une plus grande surface et un plus grand espace vertical pour les animaux ainsi que la présence d’enrichissements, tels que des perchoirs et des nids reclus, qui permettent aux poules d’exprimer davantage leurs comportements naturels. Les logements sans cages se démarquent des colonies enrichies par la présence de litière au sol, qui est généralement composée de copeaux de bois ou de matériel sablonneux, sur laquelle les poules peuvent picorer, gratter et prendre des bains de sable. L’adoption des logements alternatifs pour poules pondeuses impliquera de nombreux changements d’infrastructures et de pratiques de travail. La plus grande liberté de mouvement des animaux et la présence de surface de litière dans certains poulaillers pourraient entraîner de plus hautes concentrations de poussières et de particules biologiques dans l’air de ces environnements de travail. Toutefois, la qualité de l’air des poulaillers alternatifs au Québec n’a pas encore été caractérisée, même si un effet sur la santé respiratoire des travailleurs et des travailleuses de l’industrie ovocole est à prévoir.

Ce projet a permis d’évaluer les concentrations de poussières, de bactéries et de moisissures en poulaillers conventionnels, en colonies enrichies et en logements sans cages de type volière au Québec. De plus hautes concentrations de poussières, d’endotoxines et de certaines bactéries ont été trouvées dans les volières. Toutefois, le type de poulailler n’a pas eu le même effet pour d’autres bioaérosols. La diversité bactérienne dans l’air des volières se distingue de celle trouvée dans les poulaillers utilisant des logements grillagés, et est également similaire à celle retrouvée dans la litière. Un suivi longitudinal des concentrations de bactéries totales et d’archées totales en poulaillers alternatifs a révélé l’effet de la saison sur les concentrations des bioaérosols à l’étude. Compte tenu des plus hautes concentrations de poussières dans les volières, un essai en poulaillers expérimentaux à petite échelle a révélé le potentiel de méthodes de mitigation des poussières et de l’ammoniac sur les bioaérosols, notamment l’aspersion d’émulsion d’huile sur la surface de litière. Un essai en volière commerciale a ensuite confirmé l’importance du dosage et de la fréquence d’aspersion pour réduire les poussières et l’ammoniac. Enfin, des données préliminaires quant à la santé respiratoire des travailleurs et des travailleuses montre la pertinence de poursuivre et de raffiner l’évaluation de l’effet des nouvelles pratiques sur la santé humaine par le recrutement d’une plus importante cohorte.

Abstract

Eggs from free-range hens and from “comfort housing” are now common in Quebec supermarkets. These new products are the result of changes in practices to reconcile laying hens’ well-being with industry needs. In fact, by 2036, conventional housing for laying hens (cages for small groups of hens) will gradually be replaced by alternative housing. Alternative housing for laying hens includes enriched colonies and cage-free housing (on flooring or in an aviary). All these systems have a larger surface and more vertical space for the birds, as well as enrichments such as perches and secluded nests, which enable the hens to behave more naturally. Cage-free housing differs from enriched colonies due to the presence of litter on the ground, which is generally composed of wood chips or sandy material, in which the hens can peck, scratch, or take sand baths. The adoption of alternative housing for laying hens will entail numerous changes in infrastructures and work practices. The birds’ ability to move around more freely and the litter on the ground in some hen houses could result in higher concentrations of dust and bioparticles in the air of these workplaces. However, the air inside alternative poultry houses in Quebec has not yet been characterized, even though an effect on the respiratory health of workers in the egg industry is to be expected.

This project assessed concentrations of dust, bacteria and moulds in conventional poultry houses, enriched colonies and cage-free aviary-type housing in Quebec. Higher concentrations of dust, endotoxins and certain bacteria were found in the aviaries. However, the type of hen house did not have the same effect on other bioaerosols. The bacterial diversity in the air of aviaries differs from that in hen houses with cages and is similar to what is found in litter. Longitudinal monitoring of total bacteria and archaea concentrations in alternative hen housing revealed the effect of season on concentrations of the bioaerosols under study. In light of the higher concentrations of dust in aviaries, a trial in small-scale experimental hen houses revealed the potential of mitigation methods for dust and ammonia on the surface of the litter. A trial in a commercial aviary then confirmed the importance of the mixture strength and frequency of spraying to reduce dust and ammonia. Finally, preliminary data concerning workers’ respiratory health show the value of continuing and refining the evaluation of the effect of new practices on human health by recruiting a larger cohort.

ISBN

9782897973360

Mots-clés

Élevage de volaille, Poultry farming, Poulet, CHicken, Air intérieur, Indoor air, Poussière en suspension dans l'air, Airborne dust, Poussière respirable, Respirable dust, Ammoniac, Ammonia, CAS 7664417, Évaluation de l'exposition, Exposure evaluation, Aérosol, Aerosol, Bâtiment de ferme, Farm-building, Recommandation, Directive, Bactérie, Bacteria, Moisissure, Mold, Pollution intérieure, Indoor pollution, Suggestion de prévention, Safety suggestion, Travaux agricoles, Agriculture operation

Numéro de projet IRSST

2018-0068

Numéro de publication IRSST

R-1227-fr

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