Type de document

États de la question, rapports d'expertise et revues de littérature

Année de publication

2026

Langue

Français

Résumé

Ce projet, mené dans le contexte de la pandémie de COVID-19, visait à mieux comprendre les risques liés à la présence de virus et de bactéries dans l’air des milieux de soins et à identifier les meilleures façons de protéger le personnel de la santé. Ce projet s’est articulé autour de trois grands volets de recherche complémentaires, menés en milieux réels et en laboratoire. Le premier volet visait à documenter la présence de virus comme le SARS-CoV-2 (responsable de la COVID-19), l’influenza ou le norovirus dans l’air d’hôpitaux et de centres de soins de longue durée. Des prélèvements dans les chambres de patients pendant des éclosions ont montré que, même si des systèmes de ventilation performants réduisent considérablement la quantité de virus dans l’air, des particules virales peuvent encore être détectées, parfois en quantité importante, surtout dans les chambres peu ventilées ou hébergeant des patients ayant des symptômes respiratoires. Ces résultats montrent que le personnel soignant peut être exposé à des virus présents dans l’air, malgré les mesures de confinement mises en place. Le deuxième volet s’est intéressé à un autre type de menace : les bactéries résistantes aux antibiotiques, plus précisément les entérobactéries productrices de carbapénémases (EPC). L’air, les surfaces et les drains dans les chambres de patients hospitalisés ont été analysés. Une contamination importante des sols et de certaines surfaces a été constatée, ainsi qu’une possible dissémination dans les corridors. Ces résultats suggèrent que les travailleurs peuvent être exposés à ces bactéries même en dehors des contacts directs avec les patients, ce qui renforce l’importance des protocoles de nettoyage renforcés et d’une meilleure gestion de l’environnement hospitalier. Le troisième volet s’est déroulé en laboratoire pour tester l’efficacité de différentes mesures de protection. La capacité de l’ozone à désinfecter l’air contaminé par des virus et la performance de différents types de masques à réduire l’émission de particules virales ont été étudiées. Il a été observé que l’ozone peut être efficace dans certaines conditions, mais que son usage doit être bien contrôlé pour éviter des effets nocifs sur la santé. En ce qui concerne les masques, les résultats montrent que les modèles certifiés, comme les N95, offrent une bonne protection, mais seulement s’ils sont bien ajustés. Les masques artisanaux ou improvisés, quant à eux, filtrent souvent mal les particules. Ces données confirment que le choix et le port adéquat des équipements de protection sont essentiels pour la sécurité du personnel.

En somme, ce programme de recherche a permis de mieux comprendre les risques liés aux virus et aux bactéries dans l’air des milieux de soins, tout en testant concrètement des moyens de protection. Il en ressort que la ventilation, le nettoyage des surfaces, l’utilisation adéquate de masques et l’application de mesures de désinfection doivent faire partie intégrante des stratégies de prévention pour protéger le personnel soignant et réduire les risques d’exposition aux agents infectieux.

Abstract

This project, which was carried out in the context of the COVID-19 pandemic, was designed to better understand the risks related to airborne viruses and bacteria in health care settings and to identify better ways of protecting health care personnel. The research project incorporated three complementary modules, which were carried out in real-world settings and in the laboratory. Module 1 aimed to document the presence of viruses such as SARS-CoV-2 (which causes COVID-19), influenza or norovirus in the air inside hospitals and long-term care centres. Sampling in patients’ rooms during outbreaks showed that, even though high-performance ventilation systems considerably reduce the amount of viruses in the air, viral particles can still be detected, sometimes in substantial quantities, especially in poorly ventilated rooms housing patients with respiratory symptoms. These results show that health care personnel can be exposed to airborne viruses, despite the lockdown measures put in place. Module 2 investigated another kind of threat: antibiotic-resistant bacteria, and specifically carbapenemase-producing Enterobacteriaceae (CPE). The air, surfaces and drains in hospitalized patients’ rooms were analyzed. Significant contamination of floors and some surfaces was found, as well as possible dissemination in the corridors. These results suggest that workers may be exposed to these bacteria even when they are not in direct contact with patients, which emphasizes the importance of stronger cleaning protocols and better management of the hospital environment. Module 3 was carried out in the laboratory to test the effectiveness of various protective measures. Ozone’s ability to disinfect air contaminated with viruses and the performance of different types of masks to reduce the emission of viral particles were studied. It was observed that ozone can be effective in certain conditions, but its use must be properly controlled to avoid harmful effects on health. As for masks, the results showed that certified models, like the N95, provided good protection but only when they were properly adjusted. Artisanal or improvised masks often do not filter particles well. These data confirm that the correct choice and use of protective equipment are essential for workers’ safety.

To sum up, this research program allowed for a better understanding of the risks related to airborne viruses and bacteria in health care settings; it also included practical tests of protective measures. The results show clearly that ventilation, surface cleaning, proper masking and sanitization measures must be integral components of preventive strategies to protect health care personnel and reduce their risk of exposure to infectious agents.

ISBN

9782897973377 (PDF)

Mots-clés

Infection nosocomiale, Hospital infection, Prévention de la contagion, Infection control, Service de santé, Health service, Contagion, Prévention de la contagion, Infection control, Ventilation, Virus, Bactérie pathogène, Pathogenic bacteria, Maladie infectieuse, Infectious disease, Maladie virale, Virus disease, Maladie bactérienne, Bacterial disease, Air intérieur, Indoor air, Évaluation de l’exposition, Exposure evaluation, Test d’exposition, Exposure test, Gestion du risque, Risk management, Équipement de protection respiratoire, Respirator, Nettoyage des lieux de travail, Cleaning of workplaces, Suggestion de prévention, Safety suggestion, Échantillonnage dans l’air, Air sampling, Échantillonnage par frottis de surface, Wipe sampling, Dosage dans l’air, Determination in air, Masque N95, N95 mask

Numéro de projet IRSST

2017-0004

Numéro de publication IRSST

RS-1226-fr

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